mercredi 31 octobre 2007

DE L'ARGENTINE AU CHILI

Le mauvais temps à Villa la Angostura a duré 2 jours, neige et pluie mélangée avec de forte rafale de vent. Le 3ème jours l'éclaircie annoncée est au rendez-vous. C'est sous une température de 7° que nous avons entamé notre parcours pour nous rendre au Chili et plus précisément au Termas de Puyhue à 80 kms de notre départ. Dès le départ nous avons monté un premier col de 12 kms à 4% à 1100 m d'altitude, et redescendu à moins de 6OOm pour rejoindre le poste de douane Argentin. Vu notre moyen de locomotion, nous avons passé plus de temps avec les douaniers à parler du Che et de notre voyage que des formalitées de douane. Chose assez incroyable, le poste de douane Chilien se trouve à 41 kms, de l'autre coté de la montagne, du poste de douane Argentin. Ce qui pour nous, représentait plus de 3 heures de vélo donc pendant ce temps, nous n'étions ni en Argentine ni au Chili ni en France. Nous avons attaqué le Paso Samoré qui culmine à 1337m, col de 17 kms avec des passages à plus de 10% dans un froid polaire entre 2 murs de neige. Nous avons encore eu droit à des paysages incroyablement beau avec un ciel très bleu coté Argentin. Après le passage du col, les choses se sont un peu compliquées vu le froid beaucoup plus important que coté Argentin (lac gelé et recouvert de neige) au terme d'une descende d'une dizaine de kilomètre et après avoir monté des côtes très difficiles (12%) nous sommes arrivés au poste de frontière Chilien. Depuis le passage du col nous avons trouvé une végétation plus dense et plus exotique que coté Argentin (fougères géantes, bambous etc). Après la formalité d'usage et une fouille légère de nos bagages pour voir si nous n'avions pas de nourriture, les douaniers ont là aussi, entamé une longue conversation sur les couleurs du drapeau Chilien emprunté à la France, sur le Che et sur notre voyage. Nous sommes repartis fatigués, frigorifiés avec le vent de face, avec l'espoir d'arriver au Termas de Puyhue à 25 kms de là, seul endroit où nous pourrions loger pour la nuit car nous n'avions ni nourriture pour camper (interdit à la frontière) ni argent Chilien de toute façon aucune possibilité de logement ne s'est offerte à nous avant. Nous étions à peu près sûr que cet établissement thermal accepterai soit des dollars soit la carte bleu. Les 10 derniers kilomètres ont été horrible tant sur le plan physique que moral. En effet une succession de côtes de 1km entre 10 et 12% ont fini d'achever nos dernières forces avec une pluie glaciale qui commençait à tomber. Nous étions en perdition totale quand enfin nous avons aperçu les thermes de Puyhue. Cet établissement a été construit par les allemands, très présent dans la région, dans les années 20 avec une architecture très germanique. Devant le prix prohibitif des chambres, Jean-Michel a été obligé de négocier une ristourne de 50% avec accès aux piscines d'eau chaude en prime. Nous avons pleinement profité des piscines d'eau chaude après 8h d'efforts dans des conditions très difficile. Le lendemain au programme 80 kms pour arriver à Osorno.

C'est sous un ciel bas et du crachin que nous sommes partis avec premier objectif de la journée, atteindre Entre Lagos pour trouver des pesos Chilien. Dès les premiers kilomètres, nous avons payé comptant notre longue baignade dans les sources d'eau chaude, en effet nous avions les muscles durcis par l'eau et meurtris par nos efforts de la veille. Après avoir sur une dizaine de kilomètres remonté des côtes difficiles nous nous sommes retrouvés le long du lac avec de la polyculture dans une zone qui pourrait ressembler à notre Périgord. Arrivé à Entre Lagos, la seule banque du village n'accepte pas les cartes visas. Heureusement, nous avons engagé la conversation avec un autochtone qui a accepté de nous échanger des pesos Chilien contre des dollars que nous avons en réserve. Nous avons trouvé une petite gargouille pour se désaltérer et manger quelques Empenadas. La pluie s'est mise à tomber violemment comme notre moral et notre physique sont bien entamés nous avons décidé de dormir sur place puis du fait d'un éclairci nous sommes repartis pour rejoindre Osorno à 50kms de là. Les 50 derniers kilomètres ont été très difficile avec un vent de face violent et des giboulées toutes les demi heures et une température de 10°.

Au départ d'Osorno, c'est avec le moral bas et nos 650 muscles douloureux que nous entamons une fois de plus vent de face l'étape qui nous conduira à Valdivia. Le seul réconfort de la journée viendra d'un petit restaurant en planche au bord de la route qui nous a servi du pain fait maison cuit sous la cendre et la spécialité du Chili la Cazuela (grossse assiette soupe avec de la viande, du riz des petits pois qui se rapproche de notre pot au feu). C'est complètement exténué, à la dérive et au courage que nous avons rejoint Valvidia. Nous avons décidé de rester 2 jours dans cette ville près du Pacifique pour essayer de nous refaire le physique et le moral car l'épreuve de la Cordillère aura été bien difficile. Vivement que l'on retrouve un temps plus clément et des températures plus positives.

jeudi 25 octobre 2007

3ème RENDEZ VOUS

L'étape de 51 kms qui nous menait à Neuquen fut la pire depuis le début de notre voyage. Malgrè un grand soleil et un vent arrière, nous avons été confronté en pleine ceuillette des pommes à une circulation infernale et très dangereuse sur une route étroite où aucune règle de circulation n'est respectée. Durant ce trajet, Laure a été victime d'une chute sans gravité, écorchure au genou, et pour ne pas prendre trop de risque, nous avons fini le parcours en roulant sur un chemin parallèle à la route.

La ville de Neuquen ne nous plaisant vraiment pas, très Europénne, beaucoup de monde, de la délinquance au dire de notre logeuse, nous avons décidé, après avoir vu le mach de Rugby au milieu de suporters Argentins dans une ambiance très animée, de ne pas s'arrêter dans cette ville. Après un passage à l'officina de Tourismo, où une jeune femme nous a conseillé de prendre, pour se rendre au Chili, la route des 7 lagos plus difficile avec 5O kms de piste et plusieurs cols mais beaucoup plus belle.

Pour en finir avec la Pampa Patagonniène, nous avons suivit une route sur près de 300 kms qui montait régulièrement entre 1 et 2 % pour nous retrouver à St Junin de Los Andes altitude 800 mètres au coeur du parc du Lanin, où nous avons pris un jour de repos pour visiter le volcan du même nom qui culmine à 3747m. Région d'une extraordinaire beauté avec ses sommets dénudés et enneigés, ses forêts de pins de cèdres et d' Araucarias baptisé désespoir des singes (arbre endémique à la Patagonie, résineux dont les branches sont recouvertes d'un réseau de feuilles denses durs et pointus en forme d'écaille qui rend sont ascension impossible) conifère produisant des pignons qui étaient le régime de base de l'alimentation des indiens Mapuches. Au pied de ces montagnes d'immenses lacs royaume des pêcheurs de Truchas (truites), des oiseaux de ces régions et où aiment se retrouver les Argentins pour le pique nique dominical. Pour accéder à ces lacs souvent plusieurs dizaines de kilomètres de piste sont necéssaire. Ce dimanche 21 octobre était El dia de la madre (fète des mère) en Argentine, Laure s'est vu offrir de multiples petits cadeaux (fleur, bonbon, chocolat) notre logeur un grand spécialiste de la pèche à la truite nous a fait goûter la grande spécialitée du pays le Ciervo séché (viande de cerf séché). Cet homme d'une gentillesse et d'une attention extrème avait déjà logé il y a deux ans un Bolivien qui en moto avait refait comme nous le parcours du Che. Pour en finir avec l'Argentine, il nous restait une dernière étape de 180 kms à travers la région des lacs pour nous rendre à Villa Angostura à 30 kms de la frontière Chiliènne au bord du lago Nahuel Huapi. Etape à la vue du profil que nous avions décidé d'effectuer en 3 jours en faisant du camping sauvage. Bien reposé et motivé nous avons effectué 95 kms dans des paysages majestueux dont la beauté est à peine descriptible et qui change continuellement au fil des kilomètres. Ce jour là nous aurions pu prendre des centaines de photos mais aucunes n'auraient pu reproduire au centième la grandeur de ces lieux. Que dire de St Martin de los Andes, petite bourgade impeccable servant de point de départ pour les stations de ski de cette région coincée au bord d'un immense lac aux eaux translucides (Lago Lacar), au pied du Cierro de Chapalco. Ville ou nous avions décidé de faire étape, mais n'étant pas trop fatigué au bout de 65 kms, nous avons continué, après s'être ravitaillé, en attaquant le col du Cierro de Chapalco 1180 m, col de 17 kms, avec un dénivellé moyen de 6% avec des passages à 10% avec nos petits braquets et notre chargement 1h30 ont été nécessaire pour le gravir sous une chaleur avoisinant les 35°. Après une petite collation nous avons continué notre chemin sur le plateau pendant une vingtaine de kilomètres où la végétation est complètement différente de la vallée ou nous arrivions puisque les sommets n'étaient plus dénudés mais recouvert d'arbres. Bilan de la journée une centaine de kilomètres effectués en montagne. Nous installons notre campement à la limite du Parc Nahuel Huapi dans un petit bois au milieu de vaches et de chevaux en totale libertés. Après un réveil matinal à 6h avec une température de 4°, nous avons pu voir la rougeur du soleil levant illuminé les montagnes avoisinantes. Le moral étant bon, nous avons décidé de faire les 80 kilomètres restant dont 50 de piste dans la journée. Nous avons pris notre petit déjeuner quelques kilomètres plus loin au bord d'un lac en partie gelé. Nous avons attaqué la piste en terre par 8 kms de descente pour se retrouver à moins de 8OO m toujours dans des paysages somptueux. Ensuite un col nous attendait de 12 kms toujours en terre avec un pourcentage moyen de 6° et des passage à 15°, toute notre roue libre a été utilisée (24x32 pour les spécialistes) à certain moment notre vitesse ne dépassait pas les 4kms/h. Le reste de la piste n'était qu'une succéssion le long des lacs de montagne de montée et de descente de 5 à 600 m chacune dont le pourcentage maximun atteind (compteur faisant foi) a été de 24% combien avons nous monté de ces petites côtes 20,30,40...Sur la piste, nous avons trouvé un seul petit bar tenu par des indiens pour nous ravitailler en eau où nous avons rencontré 3 couples d'Argentins à la retraite qui nous ont invité pour finir notre périple à Rosario la patrie de naissance du Che. Au sortir de cet endroit, avec une température avoisinant les 27° avec un ciel d'un bleu très pur nous avons vu s'ammonceler les nuages et la pluie une heure plus tard commencait à tomber, et nous avons fini la dernière heure sous des trombes d'eau mélées de neige et une température qui était tombée à 7°. Notre journée de vélo à duré 9h pour effectuer 80kms. Le moral et le physique ne sont pas entamés, prochain objectif dès que la tempète sera passée le Chili.


Comment vivons-nous

Avec une consommation de plus de 3000 calories par jour testée sur Laure, nos journées se décomposent ainsi, petit déjeuner Argentin Café con léche y dos médias lunas (café au lait et 2 petits croissants) après 2 heures de vélo une première pause de 20mn avec collation (gateaux, fruits secs) après une 1 heures 30 de vélos collation du midi jambon blanc, fromage, chocolat, pain pause de 40mn ensuite toutes les heures une pause de 10 mn. A l'arrivée de l'étape entre 14H et 16H suivant les jours, patisserie et boissons. Et le soir vers 8H30 9H (les restaurants n'ouvrant pas avant) diner à base de viande qui ici ne vaut pas grand chose.

Pour exemple un bif de chorizo (faux filet de boeuf ) de 5/600 gr de 3 cm d'épais avec frites et un oeuf coute moins de 4 euros. La spécialitée Argentine La Parilla (petit barbecue personnel) avec saucisses, boudins, boeuf, agneau coute le même prix.

Après 14OO kms de vélo faire de 7 à 9 heures de vélo par jour ne nous pose aucun problème.


Matériel

Notre matériel souffre beaucoup, si pour les vélos nous n'avons pas de gros problème a part une usure prématurée des patins de frein et quelque problème dans les étriers de freins, se n'est pas la même chose pour notre remorque qui ne tiendra jamais 6 mois. Les tringles servant d'arceaux à la fixation du filet se déforment, une à même percée son logement ce qui a pour concéquence, que le pneu frotte contre le carénage et s'use prématurément sur les flancs. Une réparation de fortune a été faite. L'attache qui relie la remorque au vélo n'étant pas assez rigide, cela donne du roulie à la remorque ce qui à pour conséquence que l'on ne peut pas dépasser un certain poid loin de préconisation du vendeur, un mail va être adressé au vendeur.


Vi en Argentin

Quelques repaires :

Essence autour de 50cts d'euros

La viande de boeuf autour de 4 euros le kg

Pas beaucoup de légumes et de fruits généralement assez cher pour le pays.

Une chambre chez l'habitant coûte entre 10 et 15 euros avec le petit déjeuner

Camping 4 euros environ

Un repas au restaurtant de 3 à 5 euros

Petit déjeuner 2 euros environ

Salaire minimum conseillé 200 euros mais rarement respecté dans les couches les plus défavorisées de la population.

L'école soit le matin soit l'après midi suivant les villes

Au dire des Argentins que nous rencontrons, qui ne sont pas les plus favorisés depuis la crise économique la vie est difficile en Argentine et les prix ont tendance à flamber

vendredi 19 octobre 2007

2ème RENDEZ-VOUS

La bronchite de Laure s'étant agravée, avec un temps à la pluie, nous avons décidé de ne pas faire de vélo et d'attendre sa guérison. Pour ne pas prendre trop de retard sur notre programme nous prenons un bus sur une centaine de kilomètre. Expérience très enrichissante car cela nous a permis de comprendre le fonctionnement des transports à travers le pays. Pour faire notre trajet nous avons mis plus de 5 heures car le bus va chercher tous les villages de droite et de gauche de la route nationale certains se trouvant à plus de 40 kms.

Nous nous sommes retrouvés au pied de la SIERRA VENTANA dans une charmante bourgade du même nom, lieu de villégiature de la bourgeoisie de BAHIA BLANCA. Ce week-end était fête en Argentine pour célèbrer l'arrivée du primtemps. Nous avons eu d'énorme difficultée pour trouver un logement (pas question de dormir sous la tente avec une bronchite) nous avons atterri dans un camping qui nous a loué une petite cabane.
Le lendemain, il y avait une importante course de VTT à travers la sierra avec 150 participants. Jean-Michel mourrait d'envie d'y participer mais c'était trop de risque si loin du but pour le vélo. La veille au soir, beaucoup de cycliste nous avaient repéré, certains ont dormi avec nous au camping, ce qui a fait de nous l'attraction du moment (pour nous porter chance nous avons reçu une médaille de la sainte patrone de l'Argentine Virgen de Lujan).
Durant cette journée de printemps, sous le soleil, nous avons retrouvé les mêmes couleurs et les mêmes senteurs que nos mois d'avril (spirées, lilas, tulipes etc) le long de la rivière, nous avons eu la chance de voir des dizaines de Perruche de Patagonie (voir photos) qui creusent leurs nids dans les parois, ainsi que d'innombrables petits oiseaux de forêt.

Notre choix a été payant puisque Laure va mieux et nous avons pu reprendre notre périple sous les encouragements des campeurs qui étaient venu nous dire au revoir. Nous avons pu effectuer, grâce en partie au vent arrière très fort plus de 300 kms en 3 jours. Avec une étape de près de 130 kms avec parfois un vent de coté qui nous faisait rouler penché. Au sortir de la Sierra Ventana nous avons attaqué de nouveau la Pampa. Cette fois, se sont des prairies moins marécageuses et un refief plus sec composé de petits arbustes rabougris. La faune elle aussi a changé, beaucoup d'oiseaux granivores ainsi que des Nandous (vague cousin de l'autruche).

Une frénésie de pédaler s'est emparé de nous, puisque demain nous serons à notre 6ème jours de vélo consécutif, certainement que nous avions envie de sortir des routes rectilignes et monotones de la Pampa (la ligne droite avant Choele Choel faisait 100 kms). Après une nuit passée dans des conditions épiques à Cheforo, il ne manquait que le banjo (référence au film Délivrance) nous avons repris la route au bout d'un kilomètre, notre vrai première grosse difficultée nous attendait, une côte de 16 kms soit 1h15 de vélo (car bien-sur notre chargement dépasse de 9 kg nos prévisions). Nous nous sommes retrouvés sur un immense plateau avant de redescendre dans des vallées verdoyantes entièrement consacrées à l'arboriculture. Impossible de planter un piquet de tente, tous les terrains sont privés, cloturés et cerrado (fermés). La misère aussi est beaucoup plus présente. Notre seul regret, ne pas apercevoir la Cordillière car malgré les 27 degrés et le grand soleil dans la vallée, une barrière de brume au loin nous empêche de voir les montagnes.
Bilan de la journée, 8 heures de vélo (avec le arrêts) et 110 kms effectués. Vendredi petite étape pour finir d'arriver à Neuquen, au pied de la Cordilliére, où nous marquerons un jour de repos pour visiter les alentours.

vendredi 12 octobre 2007

1er RENDEZ-VOUS

Après 47 heures de voyage entre la maison et l'hôtel à CANUELAS se fut long très long. D'autant que l'on a vu à Madrid le vélo de Laure chuter de la passerelle de déchargement de bagages, rebondir sur un tracteur et finir sa chute 3 m plus bas sur le tarmac. Le soir même, nous avons vite déballé les vélos pour faire le bilan des dégâts. Pour Fuser (vélo de Laure) porte-bagage tordu, les 2 roues voilées, et manque un bouchon d'embout de guidon. Pour Mial (vélo de Jean Michel) porte sacoche, câble et gaine de frein endommagés, les 2 roues voilées, un choc au cadre. Rien qui ne puisse être réparé rapidement à «la tienda de bici» locale (voir photo). Et c'est sous un ciel en berne que nous avons pris le départ à 13h10 le 9 octobre avec une forte pensée pour celui qui s'en le savoir nous a emmené 40 ans après sa mort sur les routes de son voyage initiatique à travers cette Amérique qu'il aimait tant. Hasta siempre Commandante.

La première étape a été effectuée sous des pluies torrentielles mais nos équipements nous ont permis de bien passer l'étape. Tout au long de ces 3 jours, nous avons traversé d'immenses plaines marécageuses qui sont un régal pour nos yeux avertis d'ornithologue amateur. Nous avons assisté à la migration d'immenses vols d'Ibis noir qui gagnent leurs sites de nidification. On aurait pu se croire dans le Sud Ouest lors du passage des palombes. Nous avons été accompagné tout au long de ces étapes par le coassement assourdissant de millions de grenouilles qui paient un lourd tribu en essayant de traverser la route, et des centaines de milliers de tête de bétail qui nous rappelle que nous sommes en Argentine. A la pluie, a succédé le vent de face, sur d'interminable ligne droite qui peuvent faire jusqu'à 25 kms, d'une force que l'on a pas l'habitude d'affronter sur les routes de Dordogne. 4 heures de bataille pour effectuer 51 kms. Il faut que nous soyons vigilant à l'organisation car nous pouvons rester 4-5 heures sans voir le moindre village d'où l'importance d'avoir en permanence du ravitaillement.

Partout nous sommes bien accueillis car 2 voyageurs Français à vélo avec un drapeau du Che ça intrigue et interpelle...Nous avons donc droit en permanence à des petits cadeaux, des ristournes sur les prix, des encouragements, des gestes amicaux et le rappel qu'Ernesto Guevara était Argentin.

Laure a contracté une bronchite le jour de notre départ, qu'elle a bien du mal a faire passer vu les conditions climatiques que nous rencontrons depuis le départ (de 12 à 18°).

D'ici 2 jours nous devions nous trouver dans la Sierra Ventana et affronter les premières difficultées.

Hasta luego mis amigos.

dimanche 7 octobre 2007

C'EST LE DEPART

Après un départ fictif très réussit, le dimanche 30 septembre. Nous vous adressons notre dernier message depuis la france. En effet à cette minute nous bouclons nos valises. Prochain message à Buenos Aires. Deux choses gachent un peu l'excitation du départ, laisser notre fille pour 3 mois et nos vélos, arriveront ils???
Hasta luego...