vendredi 29 février 2008

DES DIFFICULTEES, DES DIFFICULTEES

Nos problèmes en cette fin de périple vont en s´emplifiant. L´alimentation de notre ordinateur vient de tomber en panne sans possibilité de réparation. Nous avions prépare texte et photo mais nous n´avons pu récuperer que les montages photos. A partir d´aujourd hui nous ecrirons les textes directement dans les cybers café sur des claviers espagnols sans accent automatique et avec certain mot impossible à corriger. Pour les photos, impossible de faire des montages, nous en éditerons moins mais en plein format (nous connaissons au moins une personne qui sera contente).

Dans notre texte, nous disions que nos craintes se confirmaient quant à notre physique. En effet, si nous nous sentons en bonne santé, nous n´avons plus de force et chaque difficultée devient une vraie torture. Laure a de plus en plus de mal à récuperer, pour essayer de lui redonner de l´élan, nous avons decidé d´alleger au maximum son vélo en se séparant de la tente, des couchages, gamelles et habits d hivers.

Pour la région des Missions, paysages splendides avec un relief tourmenté ou petit à petit les forêts de pin remplacent à notre grand désespoir les forêts tropicales. A notre grand étonnement beaucoup de plantation de thé dont le vert contraste avec cette terre rouge spécifique à
l´Amérique du Sud.

Nous sommes passés à Caraguatay, lieu ou CHE GUEVARA a vécu ses premières années. Ce lieu étant très retiré, Celia la mère d´ERNESTO est allée accoucher à Rosario. Ses parents et le petit ERNESTO ont vécu ici jusqu´en 1932 avant de démenager à cause de l asthme de leur fils.

Dans la rubrique petit malheur qui nous mine le moral, une réparation de fortune de la remorque dont le carainage s´est désolidarisé du chassis, et le compteur de Jean Michel qui a rendu l´ame. Ce qui nous fait dire qu´au bout de ce long voyage il n´y a pas que nous de fatigué.

NB : encore une fois, toutes nos excuses pour les mots qu´on ne peut corriger et pour ce compte rendu écrit rapidement. Savoir s´adapter fait aussi parti du voyage...

mardi 19 février 2008

UN DES PLUS BEAU ENDROIT DU MONDE

Nous sommes arrivés aux Chutes d'Iguacu, à la jonction de 3 pays, le Brésil, l'Argentine et le Paraguay. Comment décrire ces chutes avec un coté Brésilien et l'autre Argentin, qui ont servi de décors naturel au film Mission, plantées au milieu du parc naturel d'Iguacu. Quelle émotion! de voir ces 200 chutes extraordinaires, époustouflantes, longue de 3 Km qui déversent à la seconde des milliers de litres d'eau dans un grondement assourdissant au milieu d'une nature généreuse. Sur ces cascades étagées dont la plus haute la gorge du diable mesure 72 m qui se jettent les unes dans les autres, on peut voir des vols des grands perroquets, de toucans, trouver les minuscules colibris, tandis que les papillons de toutes les couleurs foisonnent le long de ces rives. Pour nous cet endroit est certainement parmi les plus beaux qui nous a été donné de voir.

Plutôt que de long discours nous vous invitons à aller voir directement les photos sur le blog.


lundi 18 février 2008

UNE PETITE SEMAINE AU PARAGUAY

Quand nous avons abordé le Paraguay nous avions 2 certitudes :

1- que c'était un pays à risque ou il fallait prendre d'énormes précautions quand à notre sécurité,

2- que c'était un pays sans relief avec des routes complètement plates comme dans le Chaco que nous venions de traverser.

En effet, que se soit sur le site du ministère des affaires étrangères où du quand dira-t-on coté Argentin tous s'accordaient pour dire que le Paraguay est un pays dangereux et que les risques d'attaques physique étaient nombreux. Même un commerçant Argentin à la frontière nous a demandé si nous possédions une arme. Fort de ces recommandations, nous avons pris un maximum de précautions pour traverser la frontière. Mais, au lieu de trouver voleurs, bandits et insécurités, nous avons trouvé un pays accueillant, propre, en voie de modernisation avec une population très avenante envers nous.

La capitale Asuncion, très propre, bien organisée avec un fonctionnement proche de nos petites villes de province, qui contraste avec d'autre capitale Sud Américaine, même si l'on trouve quelques immeubles défraichis. Pour avoir traversé en vélo de part en part cette ville nous n'avons pas trouvé de grand bidonville ou de banlieues désœuvrées. certes, c'est un pays au revenu modeste mais avec une population très digne qui mérite à être connu avec une culture, un art et un artisanat indien très riche.

Tout au long de la route, nous avons trouvé de belles maisons et de plus modestes mais toujours pimpantes et bien entretenus. Les bords de route sont tous tondus et ombragés par de grands arbres tropicaux dans lesquels nichent de nombreux oiseaux. La population très attachante, qui parle Espagnol avec un fort accent Brésilien, à chaque halte, nous a accueilli avec beaucoup de gentillesse et d'attention ce qui nous a permis des échanges très enrichissants et de comprendre un peu mieux leur culture et la vision que ces gens avaient de notre pays et de l'Europe en général.

Ce pays n'est pas aussi plat qu'il n'y paraît, au sortir d'Asuncion nous avons traversé «la Cordillièra» petit montagne qui culmine à 400 m recouverte de forêts tropicales avec sa route qui ressemble à nos routes de Dordogne. En effet nous avons enchainé des côtes de 2 à 3 kms qui pouvaient monter jusqu'à 7%. Les autres jours se sont de grandes lignes droites du type montagne Russe qui nous attendait. Ce genre de parcours vous épuise vite d'autant que l'on avait le vent de face. Le dernier jour en se rapprochant du Brésil, la chaleur s'est fait beaucoup plus tropicale, outre les 45° journalier que nous avions, il fallait faire face à la moiteur de l'air. Pour ne pas trop s'épuiser, nous avons limité nos étapes à moins de 100 Km. C'est bien content de notre semaine de vélo que nous sommes arrivés à la frontière Brésilienne où nous allons pouvoir afin prendre du vrai repos. Nous sentons bien aujourd'hui que petit à petit les effets de l'altitude s'estompent et que malgré notre bonne forme physique une fatigue générale commence à s'installer au plus profond de nous.

Pour nous, le Paraguay reste un pays qui mériterait que l'on s'y s'attarde beaucoup plus pour comprendre son fonctionnement et découvrir une nature généreuse et très variée avec ses groupes d'indiens qui vivent de façon traditionnelle dans les endroits les plus reculés du pays. Dans notre long voyage, le Paraguay gardera une place spéciale dans notre esprit. Comme quoi, il est toujours mauvais de juger sans connaître...





PS : A l'occasion d'une discution avec des Argentins sur le CHE, ils nous ont appris que Ernesto Guevara avait vécu ses premières années à 140 km des chutes d'Iguaçu. Le douanier lors de notre passage de la frontière affirme même que le CHE serait né à Caraguatay et non pas à Rosario. Nous allons donc modifier notre parcours pour nous rendre à Caraguatay, car il y aurait même un musée sur les premières années de la vie du CHE. Dans 3 ou 4 jours nous en serons plus...


vendredi 8 février 2008

LA TRAVERSEE DU CHACO

Nous avons quitté la Bolivie en laissant le mauvais temps qu'il y régnait. Nous avons longé les montagnes de la prè-cordillère jusqu'à Camiri, lieux dans lesquelles Ernesto Guevara a mené sa campagne de Bolivie, pour rejoindre la frontière à Yacuiba.

Nous laissons cette Bolivie aux paysages si différents avec ses montagnes qui culminent à plus de 6000 m et son Bassin Amazonnien encore très sauvage dans la région du Béni. Cette Bolivie dont le coût de la vie pour nous Europèen est dérisoire avec ses repas à moins d'un Euro.

Notre but à présent est de gagner Asuncion par le Chaco Argentin, 800 km d'une route droite pour rallier Formosa la grande ville de cette région et ensuite remonter vers Asuncion.

La région du Chaco à cheval sur le Paraguay et l'Argentine est une région hostile qui se transforme en zone marécageuse à la saison des pluies et qui se compose de forêts d'arbustes assez dense dominée par quelques grands arbres paradis des oiseaux. Pour développer cette région, l'Argentine a decidé de construire il y a environ 3 ans, une route toute droite que nous avons emprunté. La vingtaines de villages qui bordent cette longue bande d'asphalte, se sont vu soudain doter d'infrastructures démesurées et qui faute d'entretien se dégradent déjà. Car dans cette région les conditions de vie sont extrèmement difficiles avec des chaleurs pouvant dépasser 50 degrés, la profusion d'insectes et notament des moustiques, comme nous l'a fait remarquer un villageois avec qui nous convertion : «il faut être né ici pour y vivre...».

Les premiers jours vent arrière et soleil, nous ont permis de rouler sur de grandes distances sur cette route complètement plate, en rencontrant moins d'une dizaine de voiture par jour. Les kilomètres ont défilé sur cette route déserte au milieu d'oiseaux, de papillons et d'animaux semi domestiqués qui paissent tranquillement au bord de la route (vaches, cochons, chèvres, chevaux etc). Ces innombrables papillons blancs nous ont accompagnés tout au long du chemin sur des centaines de kilomètres, combien pouvait-il y en avoir certainement des centaines de milliers. Cette région très peu habitée est aussi le paradis des oiseaux, Tangaras, Cardinaux, Jacarinis, Perroquets, Perruches etc... se comptent par centaines. Nous avons aussi aperçut quelques indiens Guarani qui survivent dans de petites cabanes misérables au bord de cette route.

C'est au bout du 3ème jour et après avoir pris une journée de repos que les choses se sont compliquées. La température est soudainement montée à 48 degrés et nous avons subi des attaques en règle de moustiques. Il nous était impossible de nous arréter pour nous reposer car des centaines de moustiques se posaient sur nous et malgré les répulsifs, trouvaient toujours un endroit pour nous piquer même à travers les vétements. Devant le nombres de piqure que nous subissions par jour nous avons décidé de prendre un traitement anti palludien que nous avions apporté. Sous notre toile de tente, hormis les moustiques, des milliers de cafards (carapata), qui sortent la nuit, jonchent le sol, se faufilent partout dans vos sacs et que vous écrasez le matin en vous levant. Pour sortir de cette zone, où nous avons même trouvé un crocodile écrasé sur la route, nous avons décidé d'allonger nos étapes jusqu'à 170 kilomètres dans la journée. Mais sous ce soleil de plomb, c'est plus de 15 litres d'eau qu'il nous fallait par étape pour boire et nous arroser. Heureusement de temps à autre dans les tous petits villages nous trouvions un peu de boissons fraiches qui nous changeait de la température de l'eau de nos bidons. A ce rythme là, nous avons mis 7 jours dont 6 de vélo pour faire les 800 kilomètres qui nous séparaient de Formosa. Nous sommes arrivés à Formosa fatigués, désydratés et brulés par le soleil, mais nous sentons bien, hormis la fatigue naturelle après de gros effort, nous sommes en grande forme physique. Deux jours de repos pour nous retablir et nous gagnerons la capitale du Paraguay qui se trouve à 100 kilomètres.

L'épreuve du Chaco pour nous a été aussi difficile que la montée sur l'altiplano mais sous le soleil (comme le disait un célèbre chanteur francais) la misère est moins grande...