Nous nous faisions une fausse idée de La Paz, nous pensions à l'instar de Lima que cette ville était sale, anarchique et étouffante. La Paz qui se trouve au fond d'un canyon et dominé par la ville de El Alto. Des hauteurs de la ville, on a la vision d'une citée de brique rouge et assez bien organisée. Intra-muros, ce qui nous frappe de suite c'est la propreté des rues qui sont quasiment toutes pavées. Même si à première vue tout paraît anarchique, il y a une organisation de la vie bien établit. Ces marchés haut en couleur, et son église sont a peu près les seules choses intéressante dans cette capitale.
Après nos deux journées de repos, nous sommes partis en direction de Cochabamba. Un temps maussade entre coupé d'averse va nous accompagné tout au long de la journée a travers un altiplano désertique et sans grand intérêt, nous n'avons vu aucun Lama et quasiment aucune culture. Mais pour rompre la monotonie de la journée, nous nous sommes fait attaquer par un chien (eux par contre sont nombreux). Il a bondi d'un talus dans une descente alors que nous roulions à 35km/h. Laure a pu éviter la morsure en faisant un grand écart sur la route et Jean Michel embarqué par le poids de la remorque, à dévalé un grand fossé et à fini sa course le nez dans l'herbe. Sur la chute le chien a pris peur et nous a laissé tranquille. Pris de colère, Jean Michel s'est relevé et a courru derrière le chien en lui jetant des cailloux. Bilan de la chute, une égratignure au genoux, une bosse sur la tête, la roue avant voilé et le dérailleur tordu. Après quelques réparation, nous avons repris notre route. La journée a été difficile pour Laure qui a souffert de mot de ventre tout au long de l'étape de 100 kms.
Le soir dans le village étape, nous comprenons très vite la différence de niveau de vie qu'il existe entre le Pérou et la Bolivie. Dans ce village, on se serait cru dans une ville du Far ouest. Quelques minutes après notre arrivée, la pluie et la neige vont se mettre à tomber jusqu'à 9 heures du matin. A notre réveil, tous les sommets alentours étaient enneigés. C'est vêtu de nos vêtements les plus chaud et de pluie que nous reprenons notre route. Fort heureusement, la pluie cessera faisant place à un vent très violent les 30 derniers kilomètres du parcours. Et c'est une fois de plus à bout de force que nous arriverons à Caracolla.
A Caracolla se pose à nous un problème bien difficile à résoudre. En effet, après renseignement pris auprès de la police, 190 kms nous attendent pour rejoindre Cochabamba. Si les 50 premiers kilomètres sont plat et en descente et que pour rejoindre Cochabamba une descente de 70 kilomètres nous attend, entre les deux il faut traverser la Cordillère Réal et gravir 4 cols dont un à 4500 mètres de 18kms. Aucun ravitaillement ni logement possible dans les 130 premiers kilomètres. La police nous met en garde sur le fait que la saison des pluies est arrivée et que camper en haute montagne est dangereux. Ils nous indiquent qu'il serait préférable que nous empruntions un transport collectif jusqu'à Cochabamba. Après réflexion nous optons pour une solution intermédiaire. Nous partirons au petit matin et si nous trouvons pas de logement ou si les conditions devenaient trop extrême, nous arrêterions un camion pour rejoindre Cochabamba.
Une fois de plus il a plu toute la nuit. Après une mauvaise nuit dans un logement plus proche «d'une niche à chien» que d'une chambre pour dormir. Dès 7 heures nous prenons la route sous un ciel maussade. Au bout de 2 heures, nous attaquons le col de 18kms, il nous faudra pas moins de 4 heures pour le franchir. Sur le haut du col, à 4501 m de violentes rafales de vent nous font face. Nous sommes obligés de pédaler dans la descente pour atteindre laborieusement 20 kms/heures. Tout au tour de nous le ciel c'est obscurci et il est déjà 15 heures quand nous attaquons sous les premières gouttes le deuxième col. Au bout de quelques minutes, c'est pluie, neige, glace et vent violent qui accompagneront pendant une heure notre ascension. Près du haut, trempés, gelés, nous déciderons de stopper là notre aventure avec au compteur 91kms.
Forte heureusement le premier bus a qui nous avons fait signe, nous a embarqué. S'il y avait de la place pour nos vélos dans les coffres à bagage, le car était plein et c'est dans la cabine avec le chauffeur et trois autre personnes que nous avons fini notre voyage jusqu'à Cochabamba. Deux regrets premièrement de ne pas avoir pu profiter à cause du temps des paysages grandioses de la Sierra Réal, deuxièmement ne pas avoir pu effectuer la descente périeuse de 70 kms qui nous aurait mené à Cochabamba qui se trouve à 2500 m.
Nous sommes sortis des hauts altiplano et d'ici un ou deux jours, nous allons nous retrouver dans la foret tropical jusqu'à Santa Cruz. Même si la saison des pluies ne va pas nous laisser tranquille, il est plus facile de se mouiller par 35° que par des températures proches de 0°.
Dernière minute : Nous venons d'apprendre à la télévision, pas le mariage de Sarkozy, mais que la région du Chapare est bloquée par une grève des camionneurs. Région dans laquelle nous serons demain
8 commentaires:
le temps n'est pas clement avec vous !oui mais c'est la saison la-bas.
bravo a vous deux et continuez votre aventure avec bonheur.
amitiés. a audier
Jean Michel faut pas vouloir manger du chien comme ça!!! Pauvre bête...Je vois que rien ne vous fait peur Bravo Attention au chaud et froid
Courage BIz Zouzou qui est repartie en negoc!!!!!!!!!
que ce soit chez nous ou la bas,il y a toujours une greve qui traine mais ce n est pas du depaysement pour vous.j espere qu elle ne vous bloquera pas trop longtemps.
sinon,je reste toujours aussi admiratif par votre courage et votre volonte d accomplir ce merveilleux periple.
bonne route en sachant que le temps sera plus clement a l avenir
bisous.a bientot.bouli
J'aurais voulu voir çà : Jean Michel courant après le chien en lui jetant des cailloux . Tu m'étonnes que l'animal se soit barré la queue entre les jambes ( ...je parles du chien :-))
Bon après les chiens les camionneurs .Jean Michel, tu vas quand même pas leur courir après avec des pavés ? ah ces grévistes ! méfie toi qu'il ne te prenne pas pour un jaune avec ton maillot .
Allez bonne négociations
Et bien,ça ne s'arrange pas au niveau du temps,effectivement,vivement les vallées..Jean-Mimi je vois avec plaisir que tu ne renonces pas pour autant a ta vie de militant,tu t'exerces a courrir plus vite que les chiens pour échapper aux crs et tu jettes des pierres pour t'entrainer lorsque sera revenu le temps des barricades.Et entre nous,la grève des cammionneurs,tu n'y serais pas pour quelque chose?Le nain hydrocéphale qui nous gouverne a eu vent de votre voyage et en profite pour nous rançonner "Reviens Robin des bois"Ya du pain sur la planche.Trève de balivernes,continuez au mieux votre route et pensez surtout a faire attention a vous.Polo "le rouge" se joint a moi pour vous souhaiter bon courage.JPF.
Comme tu dis Jean-Michel, le vélo c'est pas facile tous les jours. Mais vous verrez : une fois arrivés, vous n'aurez qu'une idée en tête, c'est de recmmencer. Les cyclistes sont comme ça, c'est dans leurs gènes.
Alors courage, vous vivez des moments inoubliables. On est avec vous, pleins d'admiration pour ce que vous faites sur la route et aussi pour ce que vous écrivez sur votre site. Et à bientôt.
Jean-Pierre Drilhol
Et bien je vois que l'inquiétude d'un voyage monotone peut être écartée et celle de remplir les pages d'un livre à la fois captivant et léger assurée.
Corinne et Michel vous envoient de bons baisers de Queyssac où, l'air de rien et tout en vous laissant à votre voyage, ils pensent bien à vous.
Courage! Bravo pour les très belles photos que vous faites.
Vivement qu'on rassemble tout ça!
C'est dans ces moments difficiles ,que de petits encouragements "d'amis du pays" vous remonteront le moral et vous feront relativiser vos miseres et votre fatigue...Mais la beauté du paysage doit vous faire oublier tout ca...n'est ce pas !
Allez courage !
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