mardi 27 novembre 2007

DERNIERS JOURS AU CHILI

Notre dernière semaine au Chili a été consacré à rallier Santiago à Valparaiso à vélo puis se rendre à ARICA .Après avoir déjeuner en famille chez nos amis Chilien, nous avons repris notre route. Deux étapes faites sous un soleil de plomb 41° qui a fini d'affiner le bronzage et même plus. Nous avons traversé plusieurs vallées entièrement plantées de vignes. Nous avons vraiment de la chance car après avoir découvert l'île de Pâques , c'est Valparaiso maintenant que nous allons visités..


Valparaiso, était le1er port du pacifique jusqu'à l'ouverture du canal de Panama. Ce port a vue les plus grands bateaux corsaires faire escale et a participé à la ruée vers l'or dans le grand nord Canadien.. Cette ville est conforme aux images que nous en avons en Europe avec les ascenseurs plus que centenaires qui montent dans les cerros (collines) ses maisons multicolores et ses rues inextricables. Ville où Pablo Neruda héros national avait une maison La Sébastiana. Ces 3 jours à Valparaiso ont été très enrichissant d'un point culturel mais aussi humain car nous avons logé dans la même hospédajé avec un couple de biologiste chiliens réfugiés en France depuis 30 ans pour cause de dictature, un autre réfugié qui lui a fait sa vie au Canada, un militant communiste et une jeune femme alter mondialiste, toutes ces personnes ont animé nos petits déjeuners pris sur une terrasse avec vue sur le pacifique.


Pour rejoindre Arica nous n'avons pas trouvé de bateau, malgré leurs 5000 kms de côtes, le Chili n'a pas une grande tradition maritime et a supprimé toutes ses lignes vers le nord. C'est donc un moyen de transport moins exotique que nous avons emprunté : le bus. 28 heures pour traverser le désert d'Atacama , avec des paysages époustouflants, pour rejoindre notre point de chute au pied de la Cordillère.

L'étape qui nous a mené de Arica à Tacna au Pérou a été très difficile. Après nos vacances, il a été dur de remettre en route nos muscles. Nous avons effectué 50 kms en plein désert à près de 40° et montée de 0 à 600 mètres en 60 kilomètres. Demain, nous allons prendre la route du Lac Titicaca qui se trouve à 300 kms.


Au vue des difficultés et de l'altitude, nous prévoyons une semaine pour faire cette distance. Nous allons être obligé de prévoir ravitaillement et camping sauvage pour traverser ces zones très peu habitées. Dès que nous serons arrivés au bord du Lac Titicaca vraisemblablement le dimanche 2 où lundi 3 décembre nous vous raconterons notre odyssée. A noter que nous sommes passé de 4 heures de décalage avec la France à 6 heures.



dimanche 18 novembre 2007

L'ILE DE PAQUES

Magique ! si on devait qualifier en un seul mot l'île de Pâques, c'est bien magique que l'on emploierait.

Magique dès la descente de l'avion, sur ce petit aérodrome où vous êtes envahie par l'odeur suave de cette île, odeur qui doit provenir d'une des multiples fleurs s'y trouvant.

Magique comme l'atmosphère qui règle sur cette île mystérieuse.

Magique quand vous vous retrouvez au pied de ses statues de pierre mesurant pour certaines plus de 10 m de haut, coiffées de leurs étranges chapeaux qui simulent les cheveux de ces géants. Ces statues toutes le dos tournées à la mer, sauf une série de 7, représentant les fils du premier roi venus certainement des îles Marquises. Combien de temps et d'énergie a t-il fallu à ce peuple consentant où non pour tailler de tels géants avec comme seul outil une herminette en pierre de lave. Comme on se sent petit et impuissant face à de tel monstre au regard fixe et aux mains posées sur le ventre. Quand vous faites face à ces statues une énergie incroyable vous envahie et votre regard ne peut se détacher de ces magnifiques blocs de pierre taillés.

Quel roi a été assez fou pour imposer un tel martyr à son peuple. On estime à plus d'un millier les statues qui ont été érigée sur toute l'île toujours plus hautes toujours plus grosses et qui étaient transportées sur plus de 10 kms. Certaines inachevées dans la mine à ciel ouvert dépassent les 20 m, que dire des stèles sur lesquelles elles sont posées, mur en pierre où l'on peut voir quand il n'ont pas été détruite, un ajustement parfait. Ce travail de forçât inhumain poussât vers 1650 certaines tribus à se révolter mettant fin au règne des Moaïs. Avec la fin des Moaïs qui furent renversés et la plupart cassés, arrivât l'avènement du culte de l'homme oiseau. Tous les ans, chaque village choisissait son champion qui devait allé chercher le premier oeuf d'oiseau marin pondu sur une île à près de 500 mètres de la côte, dans une eau infestée de requins, gravir une paroi abrupte de plusieurs centaines de mètres pour emmener l'oeuf collé sur le front à son roi. La récompense une statue à son effigie et une vie en ermite sur un volcan voisin..

Magique comme le lieu sacré où repose le Rapa Nui (le nombril du monde) pierre de lave parfaitement ronde qui affole toutes les boussoles que l'on pose dessus et qui était considérée par les habitants de l'île comme le nombril du monde.

Mais le pire danger guettait ce peuple, qui à son apogée comptait 15 000 personnes sur une île de 23 km par 12, l'arrivée de l'homme blanc, qui s'est succédé pour exploiter, déporter, anéantir ce peuple jusqu'à ce qu'il ne reste au début du siècle que 110 pascuans sur l'île.


Cette île qui aujourd'hui, compte 3500 habitants regroupés dans un seul village Hanga Roa qui a gardé un caractère vrai malgré quelques concessions au modernisme. Un tourisme très limité et des lois protégant la propriété font que cette île garde son ambiance polynésienne avec ses légendes, ses croyances et ses mystères.


Voilà notre parenthèse sur l'île de Pâques est terminée, il nous faut songer à reprendre notre route...avec quelques amis en plus



lundi 12 novembre 2007

UNE TRES BONNE NOUVELLE ET UNE TRES MAUVAISE NOUVELLE

Ernesto Guevara durant son voyage, n'a eu qu'un seul grand regret de ne pouvoir aller sur l'île de Pâques. Mais à cette époque il n'y avait qu'un bateau tous les six mois. Dans son livre, il parle de l'île de Pâques ainsi :

    - « l'île de Pâques ! L'imagination suspend son vol et se met à tourner autour d'elle... »

Pour nous l'île de Pâques a toujours représenté, avec les Galapagos un voyage mythique mais inaccessible, en fait un voyage que l'on fait que dans les rêves. Cette terre mystérieuse si lointaine mais aujourd'hui si proche, malgré les 4000 kilomètres qui l'a sépare de son pays d'attache le Chili, nous a décidé, après une semaine de réflexion à faire ce voyage. Nous nous rendrons donc pendant 4 jours sur l'île de Râpa Nui, faisant ainsi quelque part, le voyage qu'Ernesto Guevara n'a jamais effectué.


C'est la très bonne nouvelle!


C'est 4 derniers jours, nous avons effectué sous le soleil 440 kms, dont 370 vent arrière, puisque pour gagner du temps nous n'avons pas pris de repos la veille d'arriver à Santiago. Nous roulons toujours dans des paysages magnifiques et de plus en plus montagneux. En effet la région que nous venons de traverser est la région de la vigne et de l'arboriculture où se mêlent pommier, poirier, kiwi, abricotier etc... l'avancée du printemps ici est très nette avec les premiers fruits qui sont en vente et notamment les cerises et les fraises dont nous prenons un réel plaisir à déguster. Mais plus nous avançons, plus la Cordillère se rapproche ainsi que la Sierra Côtière pour se rejoindre à Rancagua à une centaine de kilomètre de Santiago. Les sommets enneigés sont si proche que l'on pourrait presque les toucher et c'est très agréable sous cette chaleur d'apercevoir de la neige.


Malgré cette très bonne progression dans des conditions idéales, un moral au zénith, nous sentons après 2500 kms notre énergie se tarir et notre physique s'entamer. C'est un phénomène que les cyclistes connaisse bien lors des grosses périodes d'entraînement. Les prochains jours moins intense en vélo vont nous permettre de refaire nos forces pour attaquer le Pérou et la montée sur l'altiplano.


Nous trouvons aussi que l'acceuil est beaucoup plus chaleureux que dans le sud, une de nos rencontre nous a proposé de laisser nos vélos chez un de ses parents dans la banlieue de Santiago pendant que nous serons sur l'île de Pâques et en visite dans la capitale. Cette opportunité nous enlève deux gros problèmes, la circulation avec deux bicyclettes dans cette ville gigantesque et gardiennage de celle-ci pendant notre déplacement. De plus nos bienfaiteurs nous ont invité a mangé, à nous laver et nous ont transporté jusqu'à l'arrêt de bus le plus proche. A notre retour nous sommes également invité à manger. Depuis quelques jours les gens sont si curieux et si intrigué par notre voyage que nous sommes souvent obligés de couper court aux conversations car nous n'avancerions pas beaucoup. Une chose revient toujours mise à part notre voyage, c'est quelle vision nous avons nous français du Chili actuellement.

Nous avons passé une journée très agréable à Santiago dans cette ville tentaculaire entourée de montagne où nous avons pu visiter plusieurs monuments dont le palais de la Monéda tristement connu après le coup d'état de Pinochet et la mort de Salvator Allende. Nous avons aussi logé dans un tout petit quartier de style anglais, au rue pavé, un vrai havre de paix en plein centre de la capitale. Après des semaines de tranquillité nous avons du mal à nous faire à ces rues très animées et à cette foule très dense.


Et la très mauvaise nouvelle, c'est la remorque qui est entrain de nous lâcher.

Sous l'effet conjugé de la chaleur et du froid, le carénage se déforme et s'affaisse venant se caler sur la bande de roulement du pneu se qui empêche la roue de tourner. La solution provisoire que nous avons trouvé est de monter un de nos pneus de rechange qui est plus petit donc moins haut. Ce changement à pour effet d'éviter le frottement, mais on perd dans la stabilité de la remorque. Bien sûr cette solution ne peut être que très provisoire. Nous avons contacté le fournisseur qui a réagit très vite et qui va faire le nécessaire auprès du fabricant pour trouver une solution avant la venue de notre fille Maurine le 20 décembre au Pérou. Espérons que d'ici là nous n'aurons pas d'autre souci majeur avec notre remorque.

Notre prochain message sera à notre retour de l'île de Pâques.


mercredi 7 novembre 2007

SUR LA ROUTE VERS SANTIAGO

Enfin nous roulons sous la chaleur !

En effet en 3 jours nous sommes passés de 10° pluvieux à 38° sous le soleil. Comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, nous avons depuis Temuco un fort vent arrière qui nous permet de faire plus de kilomètre sans trop se fatiguer. Nous évoluons constamment dans des paysages superbes. Du coté gauche de la route nous suivons la Sierra côtière, que nous goûtons quelques fois en montant des côtes jusqu'à 12%, du coté droit à une cinquantaine de kilomètre la Cordillère avec ses volcans enneigés qui maintenant culminent au delà de 3000 m. Nous traversons des zones boisées de pin d'Oregon, d'eucalyptus (mais nous ne sommes pas en Australie), de genet et de multiples fleurs aux senteurs enivrantes. Dans ces régions l'eau est partout, nous passons des dizaines de Rio par jour grossis par la fonte des neiges. En arrivant à Chillian, nous avons vu les premières vignes et commencé à goûter le vin Chilien (celui ci ne nous laissera pas un grand souvenir). Cela fait bizarre de passer le l'été au printemps, car plus nous remontons vers le nord plus le printemps est présent avec ses premiers fruits et notamment des fraises et des cerises.

Dans ces conditions, le moral et le physique sont à la hausse.

Un internaute nous a posé la question du logement, depuis le départ vu les conditions climatiques nous logeons quasi exclusivement chez l'habitant (hospédajé). Ces logements sont d'un prix modiques environ 12 euros et cela permet un contact au plus près de la population. Bien sûr à chaque fois il faut raconter notre histoire et faire des comparatifs entre les deux pays mais c'est très enrichissant et permet de bien comprendre le fonctionnement des Chiliens les plus modestes.

Nous avons remarqué que dans les grandes villes les Chiliens sont très pragmatique, il y a une rue avec tous les marchants de lunettes, de vélos, de pièces automobiles etc...ce qui permet de comparer facilement les prix. Il y a aussi d'immenses marchés qui n'ont rien à envier au souk de Marakech où l'on trouve en vrac fruits, légumes, vêtements etc...Malgré des centres villes très Européen la plupart des Chiliens ne font que passer devant les grands magasins car avec un salaire minimum à environ 200 euros, ils ont juste de quoi assurer le minimum. Les institutions catholiques sont très présentes et notamment les églises Évangéliques qui fleurissent à tous les coins de rue, comme quoi le marché de la religion dans ces pays, est un bon créneau. Nous voyons constamment comment les multinationales savent s'adapter aux marchés exemple avec Coca Cola qui après la bière est la boisson nationale. Il est plus difficile et plus cher d'acheter un litre d'eau qu'un Coca Cola vendu tous les 10 mètres dans les rues et dans tous les restaurants.

Notre prochain rendez vous est la capital Santiago du Chili à 380 kms de Chillian.


Merci aux expéditeurs des nombreux messages de soutien que nous avons reçu.



samedi 3 novembre 2007

AU CHILI

Nos 2 jours à Valdivia nous ont permis de nous familiariser avec les coutumes Chilienne, cette ville située dans un grand delta à 10 kms du Pacifique est une ville universitaire et très touristique en été. Les Chiliens mangent à peu près tout se qui sort de la mer (voir photos), le poisson est la nourriture au Chili sont encore moins cher qu'en Argentine, en effet nous pouvons manger copieusement (mais pas diététique) dans des petits «restaurant locaux» pour 2 à 3 euros par personnes. Sur les marchés le saumon frais vaut de 2 à 3 euros le kg, le boeuf, les morceaux les moins nobles sont à moins d'un euros et les meilleurs sont à 3 euros le kg, le poulet 2 euros le kg, les fruits et les légumes les plus courant valent de 30 cts à 1 euros. Les Chiliens mangent toute la journée et ont la tradition ici du Once qui ne se prend pas à 11h comme pourrait l'indiquer sont nom mais à 17h, grosse collation pour attendre le repas à 21h. Nous sommes bien accueilli partout mais s'est un peu moins chaleureux et plus réservé qu'en Argentine, on sent bien peser 30 ans de dictature...Dans les villes la misère et la délinquance sont bien présentes et plus voyante qu'en Argentine. Les routes sont beaucoup moins dangereuse qu'en Argentine avec un plus grand respect du code de la route. Nous continuons notre remonté vers Santiago du Chili le moral et le physique vont un peu mieux malgré une étape de 95 kms sous une pluie battante et 2 autres sous un ciel avec des éclaircies et une température qui a remonté à 25°.